Le Mini 6.50

C’est une petite formule 1. Un monocoque puissant et taillé pour la vitesse, une machine de course spartiate de 6,50 m de long. Le plus petit bateau de course au large ! [50 m2 de toile au près, 180 m2 déployés au portant. Un bateau léger comme une plume : 800 kg, le poids d’une vache]

Mon prototype, le mini n°791, est le seul mini 6.50 en fibres végétales : une association carbone & lin qui explore les intérêts économiques (dans la production française) et écologiques (par sa nature et sa mise en oeuvre) d’un matériau issu des « agro-composites ».

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C’est un voilier sûr et éprouvé, parfaitement marin : il a traversé l’Atlantique en course en 2011 et 2013 avec succès.

A bord, très peu de confort : espace intérieur réduit (on ne tient pas debout), humidité salée permanente [« un peu comme rester dans ses vêtements après un bon footing, plusieurs jours d’affilée voire des semaines…humm »]. Pas de toilettes, ni cuisine, ni couchettes.

En course, pas de contact direct avec la terre. #tu te débrouilles #minimalisme

Classe Mini : Select 6.50 2017

Camille TAQUE / Proto 791 / PORNICHET SELECT 2017. Crédit C.Breschi


NAVIGUER EN SOLITAIRE implique d’assurer seul sa sécurité et celle du bateau, de jour comme de nuit, quelles que soient les conditions. De gérer son sommeil quand dormir veut dire ne plus veiller sur les dangers, d’anticiper la météo, de peser chaque décision au regard de ses capacités.

Naviguer EN REGATE requiert de pousser son bateau encore et toujours, d’être endurant et fin stratège, de se dépasser…

Mais AU LARGE, gérer son bateau et sa puissance, se gérer soi-même… demandent de la lucidité, une gestion de la prise de risque, une vision sur le long terme.

 

Classe MINI: Select 6.50 2016 à Pornichet

En 2016, sur mon ancien mini 6.50 (Pogo 2) lors de la Pornichet Sélect – crédit : C.Breschi