« S.A.S. 2018 » Here I come!

Nous voilà arrivés à la course-phare de l’année, ma dernière en mini & en solitaire… Avec Foxsea 791, on se paye un aller-retour des Sables aux Açores !
Si on remonte le fil des derniers jours il s’est passé plein de choses :
• après un super Trophée Map à Douarnenez, Foxsea est allée à Port-la-Forêt pour un chantier express hors de l’eau (checks de la carène, des appendices, de la quille, et tout ce qui est plus pratique à faire au sec en chantier)
• pendant ce temps…La voilerie X Voiles nous a fabriqué de très belles voiles. Foxsea change de garde-robe, fini les dentelles à trous !!!! Hein que c’est de la bonne nouvelle !
• qui dit nouvelles voiles… dit SPONSOR ! Merci DEF OUEST et DEF MARINE, vous êtes au top, je suis ravie de porter vos couleurs.
• du coup j’ai aussi passé pas mal de temps à refaire une déco… nous allons voir ce que ça donne sur l’eau !

Bon, et alors, cette course ? Elle se prépare très bien, à fond et avec un peu de bricolage comme d’habitude (mais moins à l’arrache que la Mini Transat quand même 😛 )
Des dizaines de médocs à emballer, des sachets de plats appertisés et de barres énergétiques à préparer, des sacs de matos de réparation en tous genres, des contrôles sécu et jauge, le briefing avec la Flotille 24F qui assure un suivi des sauvetages en mer, le briefing des coureurs, on a tout fait. Même des interviews, haha!Bah oui, en fait, le départ c’est aujourd’hui. 😀 Dimanche, 13h, 1ère étape Les Sables – Horta, 1270 milles, on retourne chercher les vagues de l’Atlantique !
Allez, envoyez-moi un peu d’énergie car les conditions météo s’annoncent comme un gros patacaisse !

 

BANZAÏ !!!

Réseau DEF : DEF OUEST et DEF MARINE
Voilerie X VoilesINO-ROPE.com
Helly Hansen

« Mini en Mai » 2018

COURSE EN SOLITAIRE AU DÉPART DE LA TRINITÉ-SUR-MER, 5 jours et 4 nuits, 460 milles nautiques

Il est grand temps de raconter cette Mini en Mai. Les détails glissent et commencent à m’échapper pour façonner une sorte de salade de moments, marquants par leur durée ou leur intensité, remoulinés par une tendance de mon cerveau à effacer tout ce qui est négatif.

Pour commencer – le parcours : c’est la plus longue course en solitaire de l’avant-saison (avant de s’élancer cet été vers le milieu de l’Atlantique) et carrément l’occasion de réviser sa géographie côtière pour ceux qui n’ont pas suivi la cartographie en temps réel ! Vous situez ces lieux de passage ?
Départ de la Trinité-sur-Mer. Petit parcours en baie de Quiberon, puis passage du chenal de la Teignouse
Monter jusqu’à la pointe Finistère. Archipel des Glénan, pointe de Penmarc’h, passage du Raz de Sein, un tour par le cap de la Chèvre, Chaussée de Sein
Descendre en Charente Maritime. Plateau de Rochebonne, contournement de l’ile de Ré. En passant sous le pont…
Retour vers la Trinité au contact des îles et de la côte : Yeu, Hoëdic, Houat, etc.

Les cartes c’est mieux !

Départ donné mardi à 11h. Le vent donne la couleur à suivre : il tombe dès le début. Ça va être long cette affaire… Bon, même si c’est raisonnable avec ce vent faible, autant vous dire que le parcours en baie ne m’enchante pas car il multiplie les manœuvres qui sont plus compliquées et plus longues à réaliser sur un prototype. Je réussis même dans ma grande splendeur à toucher une bouée gonflable de parcours – nouveauté, ça, faudrait pas t’y habituer ! #boulet
C’est une faute donc je dois réparer pour éviter une pénalité (en plus de me l’être emplafonnée et d’avoir perdu des places) et faire une manœuvre spéciale : un tour complet sur lui-même au bateau. OK, t’as fini tes bêtises, on peut y aller maintenant ?

https://breschiphoto.photoshelter.com/portfolio/G00001GcOdGdJBxs/I0000sqT5m9gju78

©Christophe Breschi, toujours de superbes photos. Site web : https://bit.ly/2HbpdBf

Le fameux chenal de la Teignouse – à la pointe de Quiberon – est passé dans le calme avec le fort courant qui nous porte, tout va bien. Il est 16h. Yallah! La grande course commence !

Contrairement à toute attente la route la plus rapide nous emmène au nord de Groix, puis à travers l’archipel des Glénan (alors que la route directe – la plus droite – passe bien au sud). Je rase la côte nord de l’île. Elle est superbe dans ce soleil couchant. Lumières douces orangées. Le bateau glisse, la mer est si calme. Paisible…

A cet endroit, ce moment, sur le chemin côtier : 20 personnes en train de hurler « CAMIIIIIIIIILLLLLLE !!! » en l’occurrence ma mère qui m’a reconnue et ses amis en promenade. Un hasard, une coïncidence totale [sincères excuses aux groisiens/grésiens/groisillons (?) pour leur folie passagère]. Et que je trace mon sillage, indifférente, imperturbable, …fille ingrate !

Nous passons l’archipel et tous ses cailloux de nuit. Je suis contente d’avoir bien renseigné les passages possibles et les dangers dans mon GPS. Comme d’habitude seules les cartes en papier sont autorisées à bord, pas de cartographie électronique ; passer à travers l’archipel est plutôt engagé ! Par contre j’ai un déficit de vitesse par rapport aux concurrents, ça m’énerve… Difficile de comparer car nos bateaux sont différents mais quand même…

 

La suite ? Pas mal de péripéties.

Disons qu’un schéma ressort de l’ensemble :

  • Les 3 prototypes habituels, très rapides, se sont échappés devant. On n’en parle plus.
  • Je suis plus ou moins en fin du paquet « de tête » qui les suit, prototypes et séries confondus, un groupe variable de 10 à 30 bateaux. Je rattrape et remonte ce paquet, place après place, en rageant parfois contre ma vitesse, ou mon placement par rapport au courant, ou ma stratégie.
  • Le vent tombe complètement. Les voiles « flappent » puis pendent mollement… Tu cherches désespérément un peu d’air, un souffle erratique. Les bateaux font des tours sur eux-mêmes… Un mec à 30 mètres attrape un mince filet de vent qui ne viendra jamais jusqu’à toi. Il s’échappe et disparaît. C’est la loterie infernale. Tu entends des hurlements de rage au loin. Ça dure depuis plusieurs jours et des mecs siphonnent complet, à bout. Pétages de câble ! Si quelqu’un arrivait ici je crois qu’il aurait peur. J’ai l’impression que 70% des skippers ont une tare au cerveau.
  • J’ai réussi à dormir au début de la course mais c’est impossible dans ces conditions. Je suis fatiguée et déphasée. Pendant les phases sans vent, « si tu dors, t’es morte. »
  • Ça repart tout doucement. Je suis à nouveau à l’arrière du paquet, en train de pester contre ma vitesse et pas vraiment convaincue de mes options stratégiques, de la meilleure route à prendre. La moindre variation de vent prise à l’envers, la moindre légère risée loupée : tu perds des places !
  • 20 à 30 minutes plus tard, le vent retombe. Tu as changé huit fois de voile, dont trois en 5 minutes ; sorti et rentré le bout-dehors suivant les voiles utilisées ; le vent est passé de 0-2 nœuds à 4-7 nœuds ce qui change tout dans ton équilibre donc tu as matossé / dématossé (déplacé des bidons et sacs lourds) et quillé / déquillé (incliné la quille l’aide d’un winch manuel, c’est bien physique) à chaque petite variation.
    Tu as très envie d’aller aux toilettes, tes fringues sont moites d’humidité, tu n’as dormi que six siestes de 15 minutes dans les dernières 20 heures et là tout de suite tu mangerais bien une pizza Calzone mais il faut changer de voile, il n’y a plus qu’un souffle de vent et il est en train de tourner. Ô torture…!

Pétole…

Highlights

Jour 2. Depuis le passage de l’Occidentale de Sein nous glissons sous grand spi vers la Charente. Des heures sans heurts, emmenée par la puissance des voiles, Foxsea Lady surfe, danse sur les vagues. Moi je travaille mon bronzage spécial marin ! Ras du cou et ras des manches !

Nuit. Le vent est revenu après une bonne pétole. J’ai mangé un truc lyophilisé qui ne passe pas bien. Je suis sous gennaker ; le vent monte progressivement à 22, parfois 25 nœuds. Il faudrait que je trouve l’énergie d’aller me faire tremper pour réduire les voiles à l’avant, dans le noir. Froid, fatiguée, pas très bien, je choisis de me préserver et roule le gennak quand ça forcit trop. Sauf que c’est là que les meilleurs auront creusé leur avance : le mode « sanglier » enclenché toute la nuit ! Avec gennak – solent 1 ris – GV 2 ris et des paquets d’eau dans la tronche !

Jour 3, toujours en descente vers Rochebonne, loin au large ; nous sommes assaillis par mouches et syrphes venues d’on ne sait où.
« Diable ! Dois-je en conclure que je pue le furet ? » = deuxième sujet au hit-parade des conversations radio VHF entre les coureurs.
(après « Et sinon, euh, t’as quoi comme vent et t’as mis quoi comme voiles ? » → Mais oui je vais te le dire tiens ! #Intox #OnPédaleDansLaSemoule)

Un moineau vient faire un festin de ces bestioles, si loin des côtes, dans le Golfe de Gascogne. Petite chose fluette, quand tu pars je me dis que tu ne reverras pas la terre.

Un deuxième vient, attention Môssieur a une jaquette canari ! Il fait le tour de son domaine – ça va, on est à l’aise ? – et disparaît plusieurs fois dans ma veste de quart laissée là. Absorbée dans mes manœuvres je l’oublie. D’aucuns me diront qu’il a attrapé le mal de mer et crevé au fond du bateau… On verra si des effluves de charogne apparaissent.

Dans le même secteur de Rochebonne alors que j’avance tout-dou-ce-ment je vois arriver de loin, à grand fracas, une bande de dauphins qui prennent le bateau d’assaut en bonds énergiques – et jouent, s’amusent avec leurs petits, sautent, plongent sous le bateau ! Ils s’en retournent 15 minutes après d’où ils viennent, me plantant là interloquée, heureuse. « Euh ouiiiii ? » #hallu #WTF

Nuit. Ce passage du pont de l’île de Ré (ou plutôt de l’enchaînement Pertuis d’Antioche – chenal de La Pallice – passage du pont – Pertuis Breton) : on en parle ?
Quand tu n’as pas dormi depuis 24 heures et que le vent tombe pour la tête de la flotte (sauf les cinq premiers qui passent, ces veinards) le courant s’inverse, la marée descend… Tout le monde se met à reculer ? Nous nous retrouvons, en commençant par la tête de la flotte, à METTRE L’ANCRE à 50 bateaux du pertuis au chenal du port de commerce de La Rochelle ?!
Que la plupart a le temps de dormir un peu mais que TOI, tête de nuche, tu ne peux pas te reposer une seule minute car déjà les autres concurrents arrivent derrière : tu te dis :
« Eux aussi vont s’arrêter à mon niveau et sortir le mouillage dans 3…2…1 minute… »
Sacré nom de nom ils AVANCENT ! Ils vont te DÉPASSER ! T’en peux plus ? T’es au bout, t’as plus d’énergie, mal à la peau, au dos, t’es trempée de pluie ? Et alors ! Tu remontes cette ancre et tu remets tes voiles, bon sang !
« Fais ch***! Bord** de ch***** de… Aaaaaaarrrrhh! »

Jour 4. Le pont de Ré, rien à redire, ça passe toujours en-dessous. Et c’est mieux avec du vent ! 🙂

Extraits de la cartographie permettant de suivre la course en temps réel,
une bière à la main, depuis son canapé !

En sortant du pertuis de Ré le vent revient fort comme s’il allait s’établir, …puis retombe en tournant (ah oui je crois qu’on a compris là, c’est la 100ème fois ?). Je n’ai toujours pas pu dormir, je fais 4 changements de voile sous des trombes de pluie, les échecs s’enchaînent, ce n’est jamais la bonne voile.
Craquage.
Je tombe assise au fond du bateau en pleurant à grosses larmes comme un enfant :
« Mais moi je voudrais dormir » « c’est quoi cette course de merde je veux juste rentrer » « j’en ai MARRE ! c’est vraiment dur, JE VEUX PAS ÊTRE ICI ! »
Je mange un pain avec du fromage aux herbes et je ressors et je mets une voile qui tient, le bateau repart, la course continue. Tu peux. Encore. Tenir. « Allez bon sang fais marcher le bateau » !

 

Autres sujets d’insultes.

meduse2

Les (fameuses) méduses des Sables d’Olonne sont si énormes qu’on entre en COLLISION avec. Elles font trembler les safrans, te freinent brusquement, viennent s’emplafonner sur ta quille, pour tout vous dire pendant 5 minutes j’ai même traîné un affreux bout visqueux à deux mètres de profondeur jusqu’à ce que j’arrive enfin à l’enlever avec une lavette de pare-brise fixée sur un manche, et retrouver une vitesse correcte.
#ToutVaBien #J’aiUneVieNormale #WTF, bis

 

Les algues……, ah les algues… Le seul truc de toute l’année 2017 qui m’avait fait vraiment péter un câble ! Une image vaut tous les discours. Des algues peuvent se plaquer juste sous la coque, enroulées autour de la quille.

Algues quille

La découverte de Vincent sur 679 Roll My Chicken en sortant son bateau de l’eau.

C’est très compliqué à dégager – je n’ai pas encore trouvé de solution correcte. Rien ne marchait : faire glisser une corde à nœuds ; faire marche arrière ; un tour sur 360° ; essayer de crocheter les algues… J’ai fini par faire gîter (pencher) le bateau, me pendre par les pieds par-dessus bord en étant attachée (pardon Maman) et attaquer les algues avec un couteau fixé au bout d’un tube en carbone.

Ce n’est pas du tout satisfaisant au regard des vilaines rayures sur la quille, mais c’était ça ou plonger. Et je me sentais trop fatiguée pour me remettre d’un bain forcé.
Passée alors de 5 nœuds à 7 nœuds de vitesse au près : dément !

 

Last night

Ça ne pouvait qu’aller mieux ensuite – pour la vitesse j’entends.
Avec un coucher de soleil à mourir… là, tu planes !

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…C’était sans compter la dernière nuit.
En passant l’île d’Yeu tu essuies encore des moments de pétole, quelques bascules et retournements de situation, faut pas déconner, quand ça commence à devenir tendu au niveau de Noirmoutier. L’air est chaud, le ciel nocturne se charge de nuages bien trop denses. Du genre énervé et totalitaire, tu sais, celui où tu te dis « on va débrancher l’ordi » !
Et moi, je débranche quoi dans l’électronique, là ? Il paraît que les mâts en carbone adorent la foudre. Je parle à mon mât, « mec, déconne pas on n’est pas arrivés ! ». Très vite derrière nous l’horizon passe du noir d’encre à l’argenté, ça pète de partout, toutes les 5 secondes. Se rapproche… C’est sur l’arrière de la flotte. Des centaines d’éclairs. Les nuages prennent des formes étranges, des rouleaux, énormes aspirateurs à air. Je n’en mène pas large.

Orage-en-mer

Nous captons des bribes de conversation entre les coureurs à l’arrière qui s’informent et prennent soin les uns des autres en essayant de gérer la situation. Un concurrent nous prévient qu’il s’est pris 45 nœuds sans prologue, sous fortes rafales et visibilité nulle. Merci ! Je file réduire les voiles d’avant : d’abord un ris dans le solent. 8 nœuds de vent. J’attends cinq minutes (« et si finalement ça ne souffle pas ? t’auras bien l’air d’une idiote »). Le vent tombe à 5 nœuds. Humm. Si l’air a été aspiré si vite avec les nuages, il va être restitué. Je prends deux ris direct dans la grand-voile.
Une minute plus tard, 12 nœuds.
Une minute encore, 21 nœuds. Rafales à 27 au compteur mais je soupçonne un peu plus. Ça souffle violemment sur une mer plate et noire fouettée par la pluie. Le bateau est équilibré, file à bonne vitesse, parfait.
Il n’y a plus de foudre.
15 minutes plus tard tout est fini.


La même au matin, dans la dernière « ligne droite » (#blague) de la baie de Quiberon – cette fois sans vent, mais sous des seaux de pluie et la foudre tombe à 100 mètres entre les bateaux.


Au bout de 5 jours et 4 nuits, à force de me battre et malgré pas mal d’erreurs, dont une grande hésitation tactique sur la fin qui aurait pu m’offrir 1 voire 2 places au classement si j’étais allée au bout de mon idée (emprunter le passage de la Teignouse avec son courant favorable), je finis 6ème en catégorie prototypes !


Cette course !! Si dure pour tout le monde, la plus rude de toutes pour moi – en termes de tensions accumulées (ou alors j’ai déjà oublié les autres). C’était dingue. On a tous craqué à un moment ou à un autre. Quand on est 50 bateaux côte à côte après plusieurs jours de course non-stop, sans répit, à se battre pour avancer, que tout est sans cesse remis en cause…
J’ai tellement peu dormi, il y avait tant de manœuvres en prototype, toutes les 15 à 30 min, jamais de temps mort, vive l’épuisement !

« – Ça a l’air sympa », dit mon frangin.
Je me suis réellement demandée ce que je faisais là. On se l’est tous demandé… Enfin tu poses le pied sur le ponton, soulagée d’avoir apprécié des instants de beauté, su te battre dans ces moments de mal-être, mobiliser tant d’énergie, d’être allée au bout.

Puis tu regardes les amis/concurrents : tout le monde est aussi fracassé que toi et ça devient très drôle tellement c’est débile comme sport.
« – Tu fais tourner la machine à souvenirs ! », dit un autre de mes frangins.

Oui.

 

PORNICHET SÉLECT, 7ème

300 MN en solitaire bouclés en 2j 9h 36min.
(8ème au général – séries et protos confondus)
Et bien… on dirait que je suis une abonnée des classements 7 à 9 !
 
#somegood : du point de vue tactique / stratégie / météo je commence à bien rentrer dans le sujet, c’est-à-dire à mieux comprendre ce qui se passe, ce que je fais, pourquoi je le fais et à tout mettre en œuvre pour rester dans le match. Enfin comme dirait l’autre « y’a une grosse marge de progression ». Sacré nom didju, va falloir bosser cocote… si tu veux :
1/ faire le moins d’erreurs possible,
2/ rester au niveau des nouveaux prototypes Mini 6.50, bien trop rapides ! 😬
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#somebad : il semblerait que j’eusse oublié à quel point les courses d’avant-saison sont dures à bord de Foxsea. Ce qui ne va pas :
• je me bats encore pour déployer le bout-dehors (mal conçu) : une perte de temps énorme qui ne permet pas de « mettre la bonne voile au bon moment » [le bout-dehors est un long tube en carbone que l’on déploie à l’avant du bateau pour envoyer un spi, c’est-à-dire une énorme voile très légère en forme de bulle]
• je n’ai pas totalement confiance en mon électronique (les données de vent en force, direction, issues de la girouette électronique appelée aérien)
• enfin… plusieurs de mes voiles sont si vieilles que l’air passe à travers ! C’est très difficile d’égaler des bateaux performants dans ces conditions.
Conséquences : je me disperse en questionnements et perds en efficacité de manœuvres au lieu d’avoir le cerveau libre pour l’observation de la course et les décisions tactiques.
 
OKAYYY, DONC tu les as tes objectifs… Recherche de partenaires, calibration de l’électronique, amélioration du système de bout-dehors, achat de voiles neuves sur mesure, lecture et observation météo. AU BOULOT !!! 👊👊👊👊👊
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Pornichet Sélect 2018, top départ

Départ de la PORNICHET SELECT [300 MN en solitaire de la Bretagne à la Vendée] aujourd’hui samedi à 13h.
Toutes les infos pour suivre la course ci-dessous ⬇️ départ en live publié sur Facebook, suivi cartographique, actus pendant la course – il y en a pour tous les goûts !

Une chose est sûre : cela s’annonce en-so-lei-llé. Pour le reste, vent faible en début de course, brise thermique ou pas ? Affaire à suivre. Il devrait y avoir du match ! (arrivées à partir de lundi à Pornichet).

Stay tuned with the seafox. À dans quelques jours,
Miaou! 🦊  
PROGRAMME

Départ de course samedi 21 avril 2018, à 13h, visible depuis la digue nord du port de Pornichet (les bateaux sortent du port à partir de 10h).

Départ en LIVE vu du drone à 12h55 sur Facebook : https://www.facebook.com/CNBPP

POUR SUIVRE LA COURSE plusieurs canaux s’offrent à vous :
– Suivi de course en live avec la cartographie : http://cnbpp.fr/…/2015-0…/pornichet-select-6-50/cartographie
– Actualités de la régate (mise à jour à partir du départ) : http://cnbpp.fr/…/pornichet-s…/actualites-et-suivi-de-course
– Facebook : https://www.facebook.com/CNBPP
– Twitter : https://twitter.com/cnbppofficiel

Les arrivées des premiers bateaux sont prévues pour la nuit de lundi à mardi, sous réserve de changement des conditions météo. Vous êtes bienvenus sur les pontons bien sûr !

LE PARCOURS

Carto Select

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#et, à la fin,…

Donc, il était une fois Camille qui fait une Mini Transat, une vie de saltimbanque pendant 2 ans, l’aventure avec un grand A, et qui se dit qu’après ça elle va arrêter ses bêtises et revenir à des choses plus sérieuses. Elle prévoit quand même une course et des entrainements avec Martin, le futur skipper de Foxsea. Pour lâcher le morceau en douceur.

Tout le monde s’accorde à dire que la course PLM (Plastimo Lorient Mini 6,50) n’avait rien d’une promenade printanière – si vous considérez le fait de passer deux jours et deux nuits comme un bouchon balloté par la houle. La tête tendue explosée de fatigue à chercher le moindre souffle d’air, entre orage, crachin breton et épisode glaciaire nocturne. [C’est-à-dire qu’à certains moments le bateau faisait des tours sur lui-même, misère de misère. Sinon on avait une bonne vitesse et nous avons joué de bons coups, sauf le dernier sous Belle-Ile qui nous fait perdre beaucoup de places !] Bref. C’était trop cool.

Comme le cerveau est un des trucs les plus compliqués à comprendre je ne chercherai pas à expliquer pourquoi je me suis inscrite à la PORNICHET SELECT 2018. Course de 300 milles en solitaire départ samedi 21/04.
Banzaïï !

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Merci au photographe Christophe Breschi​ pour la photo… Dommage qu’on ne voie pas Martin ! (il doit être à fond de cale en train de matosser 😝)