Top départ : processus de qualification

PREMIERE COURSE DE LA SAISON, LA « LORIENT BRETAGNE SUD MINI » est un parcours de 150 miles en double entre Lorient, l’archipel des Glénan et la presqu’île de Quiberon.

Nous y voilà ! C’était encore une bonne semaine de rush pour que le bateau soit prêt, mais ma sélection pour la Mini Transat commence avec cette première petite course. What? Quel genre de sélection ?

#la qualification en course : pour participer à la Mini Transat, les concurrents doivent effectuer au minimum 1000 miles en course (parfois en double, surtout en solo) sur leur propre bateau. Je l’ai déjà fait l’année dernière mais comme j’ai changé de bateau, je recommence à zéro. Ou presque… maintenant j’ai un an de mini dans les pattes, ça va me servir.
#la qualification hors course : de la même manière chaque concurrent doit réaliser un parcours obligatoire de 1000 M en solitaire entre la France et l’Irlande. Cette fois-ci, on est vraiment tout seul sur l’eau pendant 7 à 12 jours. C’est aussi au programme : j’y reviendrai !

Alors cette première petite course en double ? …Et bien elle est bouclée !! Je l’ai courue avec Arnaud Machado, un ami qui m’a donné un sacré coup de main lors de la préparation à la course. C’est un champion de l’organisation (ou disons, plus que moi 😛 ) C’est la 1ère fois que je cours avec un ministe expérimenté.

Il y avait 1000 choses à faire :

  • Rassembler, ranger et fixer solidement tout le matériel et les équipements pour passer les contrôles de sécurité,
  • Réussir à modifier ma nouvelle rotule de bout-dehors spécialement usinée (la pièce sur laquelle s’articule un tube en carbone qui se déploie à l’avant et sert de point d’attache des spis, les grandes voiles rondes) qui était très récalcitrante et nous a fait perdre 2 jours…
  • Réparer quelques trucs importants qui ont cassé pendant le convoyage Concarneau-Lorient (heureusement c’est arrivé avant la course)
  • Préparer la navigation : les astuces pour ne pas sortir ses cartes papier qui seraient trempées… Puis étudier les trajectoires : par où va-t-on passer au milieu des cailloux ? Vu les conditions météo, quelle serait la meilleure « route » ? etc.

Par-dessus tout, Arnaud m’a apporté son expérience des courses en mini. Avant et pendant. La course ne durait que deux jours mais le vent a été particulièrement instable, ce qui redistribuait les cartes et le classement sans arrêt.
Il fallait être à fond et garder l’envie de se battre, même quand le vent nous laissait tomber alors qu’il favorisait un groupe de bateaux au large… Dans la nuit froide sans vent, les voiles claquent, la fatigue, le manque de confort, la peau et les muscles douloureux prennent le dessus. Partie, l’adrénaline qui nous apporte de l’énergie ! Dans ces moments il y a de quoi péter un câble ou bien s’endormir profondément… et ça c’est interdit sous peine de finir dans les rochers.

Mais on n’a pas lâché, nous nous sommes bien battus et avons décroché une belle place de 9èmes sur 21 pour mon prototype – préparé avec un tout petit budget et des vieilles voiles peu adaptées au petit temps (15 sur 60 au scratch, séries & protos confondus).
Et le plus important : on s’est bien marrés !!! J’aime quand les navigations riment en plus avec humour et autodérision. Enfin on a quand même insulté quelques potes au passage.

|BILAN| 150 MN acquis au compteur de qualif et une belle course, où j’ai beaucoup appris en préparation spécifique aux courses minis, en tactique et stratégie.

Crédit photos ©Christophe Breschi et ©Yvan Zedda
LBSM – Lorient Bretagne Sud Mini

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