Plus d’un mois de chantier hivernal

Le Mini est aux petits soins. Quelques jours avant Noël je l’ai sorti de l’eau et mis au sec dans un parking à bateaux. En plus de le préserver pendant la période froide, ça me permet de travailler sur la coque et de faire tout ce qui est compliqué quand il est à l’eau.

J’ai désolidarisé la quille histoire de bien vérifier son état et de remettre des fixations neuves. La perdre, ce serait comme démâter.

Ce chantier me permet d’effectuer quelques réparations, de faire un tour de vérification complet du bateau et de son équipement. Je dois garder en tête les points suivants :

  • Un gréement sain et durable qui tiendra le coup lors de la Transat. Mon mât est en carbone. Les haubans, étais, bastaques (tout ce qui tient le mât au bateau) sont textiles, légers et résistants (du dyneema)… En fait je n’ai aucun câble à bord !
  • Une quille pivotante dont les fixations ne bougent pas d’un poil.
  • Un système fiable de production d’énergie : je suis en train d’y réfléchir. J’ai plusieurs options, reste à peser le pour et le contre de chacune. Pour le stockage j’ai deux batteries au Lithium-Ion, c’est royal !
  • Une installation électrique, un pilote automatique et un système VHF/AIS qui tiennent la route. Sans ça, les courses et notamment la Mini Transat peuvent devenir un monstrueux cauchemar…
  • L’équipement de sécurité à faire réviser : balise de détresse, radeau de survie, etc.
  • Un bon bout-dehors (c’est un tangon carbone, il permet de sortir des voiles supplémentaires : les spis). S’il casse, je vais sérieusement m’ennuyer…!
  • Pour finir, ce qui coûte le plus cher : un jeu de voiles. Le maximum autorisé est de 7 et je vais devoir en remplacer certaines.

Quelques moments du chantier, par ici 

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Quand le mini a des fourmis dans les pattes…

…Il envoie ses voiles au ponton ! Mais c’est bien parce qu’il n’y a pas un souffle de vent. C’est ce qu’on appelle « la Pétole » ou « l’impatience du marin qui trépigne à terre ».

Qu’à cela ne tienne, nous sommes quand même parties naviguer.

Bon, du coup, on a ramé pour rentrer. Morale de l’histoire : c’est vaste, la baie de Concarneau (surtout au crépuscule en décembre 😉 ).